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CODE
CIVIL :
L'article
2037 : (Loi n° 84-148 du 1er mars 1984 art. 49 Journal Officiel
du 2 mars 1984 en vigueur le 1er mars 1985)
La caution est déchargée, lorsque la subrogation
aux droits, hypothèques et privilèges du créancier,
ne peut plus, par le fait de ce créancier, s'opérer
en faveur de la caution. Toute clause contraire est réputée
non écrite.
L'article
2011 du code civil définit ainsi la caution : " Celui
qui se rend caution d'une obligation se soumet envers le créancier
à satisfaire à cette obligation si le débiteur
n'y satisfait pas lui-même ".
Il
ne s'agit pas là d'un simple engagement moral, mais d'un
acte grave qui peut engager tout ou partie de votre patrimoine.
2011
: Celui qui se rend caution d'une obligation, se soumet envers
le créancier à satisfaire à cette obligation,
si le débiteur n'y satisfait pas lui-même.
Qu'est-ce qu'une
caution ?
Être caution pour une personne
(on dit aussi se porter caution, ou donner sa caution), c'est
s'engager à payer à sa place, si le débiteur
ne s'acquittait pas de ses obligations auprès de ses créanciers
(paiement d'un loyer, remboursement d'un prêt...).
La caution doit être solvable (c'est-à-dire avoir
suffisamment de biens personnels pour pouvoir payer les dettes).
Qui
peut être caution ?
Toute
personne " capable ", au sens juridique du terme, c'est-à-dire
majeure (ou mineure émancipée), n'étant ni
en tutelle ni en curatelle, et possédant toutes ses facultés
mentales.
Comment
se porte-t-on caution ?
On
ne peut pas le faire verbalement : le cautionnement n'aurait aucune
valeur juridique. Il faut obligatoirement un acte écrit,
appelé acte (ou contrat) de cautionnement, signé
par la caution. La signature par un moyen électronique,
au lieu d'une signature manuscrite de la caution, est désormais
valable.Cet
acte doit faire état de toutes les sommes (en chiffres
et en lettres) qui sont déterminables au jour de l'établissement
de la caution.
Que
se passe-t-il lorsque la personne que l'on cautionne ne règle
pas ses dettes ?
La situation est légèrement différente, selon
les mentions qui figurent sur l'acte de caution.
Caution
simple ou caution solidaire :
Si
ne figure pas la mention " caution solidaire ", il s'agit
d'une caution simple : la caution peut demander au créancier
de poursuivre d'abord le débiteur (la personne pour qui
on s'est porté caution), par une procédure de saisie
mobilière ou sur salaire, par exemple. Ce n'est que si
les poursuites sont insuffisantes que la caution est alors poursuivie.
La
mention " caution solidaire " figure sur l'acte : le
créancier est, dans ce cas, libre de poursuivre d'abord
le débiteur, ou seulement la caution, ou les deux à
la fois. Par ailleurs, s'il y a plusieurs cautions, le créancier
peut ne se retourner que sur une seule des cautions, celle qui
lui paraît la plus solvable, et non pas chacune d'entre
elles ; autrement dit, la caution poursuivie paiera pour toutes
les autres, d'où le terme " caution solidaire ".
Engagement
limité à une certaine somme ou non :
Le
cautionnement est donné pour une somme déterminée
(attention, pour que le cautionnement soit valable, la somme doit
être inscrite non seulement en chiffres, mais aussi en toutes
lettres) : la caution ne peut être poursuivie que pour le
montant indiqué, même si la dette du débiteur
est supérieure.
Le
cautionnement est donné pour une somme indéterminée
(exemple : caution pour toutes les sommes que la personne cautionnée
pourra devoir à son banquier) : le créancier peut
réclamer à la caution le paiement de la totalité
des dettes, y compris les intérêts et sommes accessoires
(exemple : l'indemnité d'occupation d'un locataire qui
habite toujours l'appartement dont le bail a été
résilié pour non-paiement du loyer).
Engagement
limité à une durée précise ou pas
:
Le
cautionnement est pour une durée précise (exemple
: pour un bail de 3 ans, pour la durée d'un prêt...)
: le créancier ne peut pas poursuivre la caution au-delà
de cette période.
Le
cautionnement est à durée illimitée (c'est
souvent le cas pour un dirigeant d'une société qui
se porte caution pour la société) : le créancier
peut poursuivre la caution tant que la dette n'est pas réglée.
Comment
la caution est-elle protégée ?
Le créancier professionnel doit avertir
la caution, dès le premier impayé non régularisé,
et ce dans le mois qui suit. Sinon, la caution n'a pas à
payer les pénalités de retard concernant la période
comprise entre le premier impayé et la date à laquelle
elle en a été informée.
Si
la commission de surendettement est saisie par le débiteur,
elle doit informer la caution de la procédure et permettre
à celle-ci de présenter ses remarques.
Si
la caution règle la dette à la place du débiteur,
elle est assurée de conserver un minimum de ressources
(au moins égal au montant du RMI majoré de 50 %
en cas de ménage) qui ne pourront être saisies par
le créancier.
Comment
la caution peut-elle se défendre ?
Recours contre le créancier :
La
caution peut faire annuler l'acte de cautionnement s'il n'est
pas conforme (exemple : si le montant de la somme n'apparaît
pas en toutes lettres).
En
cas de caution simple, la caution peut exiger :
Le
" bénéfice de discussion ", en demandant
au créancier de poursuivre d'abord le débiteur ;
Le
" bénéfice de division ", en demandant
au créancier, s'il y a plusieurs cautions, de réduire
l'action dirigée contre elle à la part de chaque
caution (par exemple, si la dette s'élève à
100 000 F et qu'il y a 2 cautions, la personne poursuivie peut
demander au créancier de n'être attaquée que
pour 50 000 F).
Dans tous les cas, il est possible de demander des délais
de paiement, à l'amiable, ou par voie de justice.
Recours
contre le débiteur :
Recours
" subrogatoire " : la caution peut réclamer au
débiteur la somme qu'il devait et que la caution a payée
au créancier, en se mettant à la place de ce dernier
(c'est ce que l'on appelle la subrogation). La caution a tous
les droits qu'avait le créancier contre le débiteur.
Par exemple, si le débiteur avait consenti une hypothèque
au créancier, la caution bénéficie à
son tour de l'hypothèque et peut donc faire vendre le bien
hypothéqué, pour se rembourser.
Recours
personnel : la caution peut poursuivre le débiteur pour
récupérer, non seulement la somme réglée
au créancier, mais aussi tous les intérêts
et frais engagés. Elle peut également demander des
dommages et intérêts.
La caution doit prévenir le débiteur qu'elle a payé
sa dette, car si celui-ci la paie à son tour, la caution
ne pourra pas se retourner contre lui.
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En
cas de cautionnement pour une durée indéterminée,
la caution peut toujours résilier son engagement, en avertissant
simplement le créancier. En matière de location,
l'engagement ne pourra cesser qu'à la fin du bail au cours
duquel le bailleur est informé de la résiliation.
En
cas de décès de la caution :
Si le cautionnement est déterminé, il se transmet
aux héritiers (sauf s'il est précisé dans
le contrat que l'engagement s'éteindra lors du décès).
Si le cautionnement est indéterminé, les héritiers
ne sont responsables que des dettes antérieures au décès.
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